10 parasites courants des plantes d’intérieur et comment les éliminer
Il existe de nombreuses raisons de cultiver des plantes en intérieur. En plus de contrôler presque tous les paramètres, comme la lumière ou l’arrosage, cultiver des plantes chez soi permet souvent d’éviter de nombreux parasites et maladies.
Cependant, toutes les plantes d’intérieur peuvent être sensibles à certains parasites. Les conditions optimales pour leur croissance peuvent aussi favoriser leur prolifération.
La bonne nouvelle ? Il existe des solutions efficaces pour prévenir et éliminer ces parasites. Voici les dix plus répandus et comment s’en débarrasser.
Pourquoi cultiver des plantes d’intérieur ?
Cultiver des plantes en intérieur offre un contrôle total sur les variables de croissance.
Vous souhaitez une plante tropicale dans un climat défavorable ? Pas de souci, c’est possible ! À l’inverse, cultiver des carottes sous les tropiques est plus facile à l’intérieur où la température est maîtrisée.
Vous pouvez aussi hiverner vos plantes en pot à l’intérieur ou les cultiver intégralement en intérieur. C’est une liberté totale dans le choix des espèces.
De plus, jardiner en intérieur est excellent pour le bien-être mental et physique, tout comme jardiner à l’extérieur.
Cependant, vous devrez adapter vos plantes à un environnement souvent moins lumineux, plus sec et soumis au chauffage ou à la climatisation. Cela les rend parfois plus vulnérables aux maladies et aux parasites.
Les parasites les plus courants des plantes d’intérieur
1. Les araignées rouges
Les araignées rouges sont des acariens courants dans les plantes d’intérieur. Invisibles à l’œil nu, elles laissent souvent un voile rougeâtre sous les feuilles, accompagnées de dégâts foliaires ou de taches rouges-brunes.
Plusieurs insectes auxiliaires, comme les punaises pirate, aident à les contrôler. Maintenir une humidité élevée est aussi un bon moyen, car elles préfèrent les milieux secs.
2. Les cochenilles farineuses
Repérables grâce à leur aspect cotonneux blanc, les cochenilles farineuses peuvent être difficiles à éradiquer.
À l’instar des pucerons, elles sécrètent du miellat, attirant parfois les fourmis, ce qui aggrave l’infestation.
La lutte peut se faire via des auxiliaires comme les chrysopes ou en traitant directement les parasites avec un coton imbibé d’alcool isopropylique.
3. Les sciarides (moucherons des champignons)
Courants et très agaçants, ces petits moucherons ressemblent à de minuscules mouches des fruits. Ils prolifèrent dans un sol frais et humide riche en matière organique.
La meilleure prévention passe par un arrosage modéré et la diminution de l’humidité du substrat. On peut aussi recourir à Bacillus thuringiensis ou à des prédateurs spécifiques.
4. Les pucerons des racines
Ces petits insectes peuvent causer d’importants dégâts sans être visibles.
Ils laissent sur les racines une substance cireuse blanche (miellat), rendant vos plantes vulnérables aux champignons comme le mildiou.
Les feuilles jaunissent, se recroquevillent ou flétrissent et des signes de maladies des racines apparaissent.
Il est essentiel de bien analyser votre sol avant d’ajouter des engrais pour ne pas confondre carences et attaque de pucerons.
Le traitement passe par l’utilisation de pièges jaunes pour détecter l’infestation, puis l’emploi de nématodes bénéfiques ou de bio-insecticides à base de champignons entomopathogènes tels que Beauveria bassiana. Les plantes trop infestées doivent être éliminées.
5. Les cochenilles
Ces insectes, souvent confondus avec des excroissances végétales, se fixent en amas sur les tiges et sucent la sève avec leurs pièces buccales pointues.
Ils sont mobiles uniquement à l’état larvaire puis deviennent immobiles et se reproduisent rapidement.
On peut les décoller avec un objet tranchant ou appliquer de l’alcool à friction. L’inspection régulière est indispensable pour limiter leur présence.
6. Les collemboles
Plus souvent observés dans les maisons que spécifiquement sur les plantes, ces petits insectes adorent les matières organiques humides et le sol humide.
Réduire l’humidité excessive est la clé pour s’en débarrasser, sans oublier de ne pas trop arroser.
Des insecticides ou granulés insecticides spécifiques peuvent être utilisés en dernier recours.
7. Les mouches blanches
Appartenant à la même famille que les cochenilles et pucerons, elles se confondent parfois avec les cochenilles, mais s’envolent lorsqu’on les dérange.
Très voraces, elles s’attaquent à diverses plantes d’intérieur et excrètent du miellat, favorisant l’apparition de maladies fongiques.
Un jet d’eau puissant, des insectes auxiliaires (coccinelles, chrysopes) ou des pesticides spécifiques sont des solutions efficaces.
8. Les mineuses
Ces larves creusent des galeries dans les feuilles en laissant des traces jaunes et sinueuses, dégradant l’aspect des plantes.
Le bon timing du traitement est crucial : il faut cibler les larves entre la période œufs et adulte.
Le neem est une alternative naturelle efficace mais non immédiate.
9. Les thrips
Moins courants en intérieur, ils peuvent toutefois accompagner des plantes venant de l’extérieur.
Leurs déjections noircissent parfois les feuilles et les rendent argentées ou abîmées.
Le contrôle peut se faire avec des pièges bleus collants ou en introduisant leurs prédateurs naturels comme les punaises pirate.
10. Les tétranyques (acariens russet mites)
Translucides et en forme de coin, ils s’attaquent principalement aux parties basses des feuilles avant de remonter.
Ils sont difficiles à détecter car leurs symptômes ressemblent à des carences en magnésium ou fer. Un test de sol est fortement conseillé.
Évitez d’utiliser du terreau d’extérieur, qui peut contenir des œufs de ces parasites. Maintenir un environnement stable en température et humidité aide à limiter leur présence.
Le neem ou une pulvérisation d’huile de colza sont pratiques pour les éliminer. La libération régulière de prédateurs d’araignées rouges est également recommandée.
Comment prévenir les parasites sur vos plantes d’intérieur ?
Les parasites des plantes d’intérieur sont bien sûr agaçants. Heureusement, il est assez facile de les prévenir et de les contrôler.
Avant d’acheter une plante, inspectez-la soigneusement. Si vous trouvez des insectes, signalez-le au vendeur et évitez l’achat.
Utilisez toujours des pots propres et du terreau neuf, jamais du sol récupéré dans le jardin.
En cas d’infestation, des traitements généraux fonctionnent souvent bien, comme la terre de diatomée.
Enfin, veillez à respecter les bonnes pratiques de jardinage intérieur : arrosez modérément sans excès, apportez les nutriments en quantité équilibrée et maintenez un environnement adéquat.
Des plantes en bonne santé résistent mieux aux attaques et vous saurez mieux détecter puis éradiquer les parasites courants au fil du temps.
