Je propose un mijoté de bœuf aux carottes et à la sauce tomate, plat de caractère adapté aux repas familiaux et aux dîners soignés. Vous bénéficierez d’une méthode précise pour développer des arômes ronds, obtenir une viande fondante et une sauce nappante, avec des repères techniques pour un résultat constant en cuisine domestique.
Quelques infos
- Portions : 4 personnes
- Temps de préparation : 30 minutes
- Temps de cuisson : 150 minutes
- Temps total : 180 minutes
Pourquoi cette recette est intéressante
Je privilégie un équilibre entre une viande longuement braisée, qui devient fondante, et une sauce tomate concentrée et légèrement acidulée. Les carottes apportent une douceur et une texture souple, tandis que le fond de cuisson confère profondeur et viscosité. Le contrôle de la température et la finition permettent d’obtenir une sauce brillante et une viande qui se détache sans se désagréger.
Ingrédients
Pour le plat :
- 1 000 g de paleron de bœuf (ou joue, ou macreuse)
- 500 g de carottes, pelées et coupées en tronçons de 3 cm
- 200 g d’oignon (1 gros), émincé
- 3 gousses d’ail, écrasées
- 800 g de tomates concassées en conserve (de qualité)
- 200 ml de vin rouge sec (facultatif mais recommandé)
- 500 ml de bouillon de bœuf (ou eau + cube)
- 30 g de concentré de tomate
- 30 ml d’huile d’olive
- 15 g de farine (facultatif pour épaissir)
- 20 g de beurre (optionnel)
- 1 branche de céleri coupée, 2 feuilles de laurier, 2 branches de thym (bouquet garni)
- Sel et poivre noir fraîchement moulu
Pour la sauce ou l’accompagnement (si pertinent) :
- Purée de pommes de terre, polenta crémeuse ou pain de campagne pour accompagner.
Comment je le prépare
Étape 1 :
Je taille le paleron en morceaux de 6–7 cm, j’assaisonne généreusement puis je les farine légèrement. Dans une cocotte épaisse, je chauffe 30 ml d’huile d’olive sur feu vif jusqu’à fumée légère, puis je saute les morceaux en plusieurs fois pour obtenir une belle croûte marron foncé — cela crée des réactions de Maillard essentielles aux arômes.
Étape 2 :
Je retire la viande, je baisse le feu à moyen, puis je jette les oignons émincés pour les colorer sans brûler (5–7 minutes). J’ajoute l’ail, le concentré de tomate et je laisse torréfier 1–2 minutes pour développer la rondeur. Je déglace avec 200 ml de vin rouge en grattant le fond pour dissoudre les sucs.
Étape 3 :
Je remets la viande dans la cocotte, ajoute les tomates concassées, le bouillon de bœuf, le bouquet garni et les carottes. Je couvre et amène doucement à frémissement sur plaque, puis je transfère au four préchauffé à 150°C pour 2 h 30. Cette cuisson douce permet aux fibres de se délier sans assécher la viande.
Étape 4 :
En fin de cuisson, je vérifie la texture : la viande doit se détacher sans s’effilocher, la sauce doit être réduite et légèrement nappante. Si la sauce est trop liquide, je retire la viande, je place la cocotte sur feu vif et je réduis 5–10 minutes; si trop épaisse, j’allonge d’un trait de bouillon chaud.
Étape 5 :
Je rectifie l’assaisonnement, incorpore 20 g de beurre froid pour lier la sauce et apporter du brillant, puis je laisse reposer 10 minutes hors du feu avant de dresser. Je sers la viande nappée, les carottes tendres apportant une note sucrée équilibrant l’acidité de la tomate.
Astuces de pro
- Pour une croûte uniforme, secouez légèrement les morceaux après les avoir farinés afin d’éviter les paquets de farine brûlés.
- Si vous utilisez une cocotte au four, maintenez 150°C et non plus de 160°C pour une cuisson homogène et éviter le dessèchement.
- Pour gagner en profondeur, réalisez la recette la veille : le lendemain, retirez la graisse solidifiée, réchauffez doucement et ajustez l’acidité.
- En remplacement du vin, utilisez 200 ml de bouillon et 1 cuillère à soupe de vinaigre balsamique pour compenser la perte d’acidité et de corps.
Erreurs courantes à éviter
- Ne pas préchauffer : impact direct sur la texture et la cuisson — la viande ne brunira pas correctement.
- Trop travailler la préparation : altère la structure finale — éviter de remuer continuellement pendant le mijotage.
- Cuisson mal contrôlée : absence de repères visuels précis conduit à une viande sèche ou insuffisamment défaite.
- Surcharge du plat : empêche une cuisson homogène et une coloration correcte des morceaux.
Alternatives et substitutions
- Remplacer le paleron par la joue ou le jarret : texture plus gélatineuse, saveur plus rustique.
- Sans vin : remplacez par 200 ml de bouillon + 1 c. à soupe de vinaigre, la sauce sera moins tannique mais équilibrée.
- Sans lactose : remplacez le beurre par 22 ml d’huile d’olive (≈ ¾ de la quantité), perte légère de rondeur en bouche.
- Sans gluten : supprimez la farine ou utilisez de la farine de riz; l’épaississement se fera par réduction.
Variantes et déclinaisons
- Version provençale : ajoutez des olives noires et des herbes de Provence en fin de cuisson.
- Variation au paprika fumé : un demi-cuillère de paprika fumé pour une note chaleureuse et fumée.
- Mijoté à l’italienne : remplacez les carottes par des fenouils et ajoutez un zeste d’orange.
- Cuisson slow cooker : cuire 8 heures sur faible intensité pour une tendreté extrême.
- Version exotique : curry doux et lait de coco à la place de la tomate pour une interprétation créative.
FAQ – Questions fréquentes
- Peut-on préparer ce plat à l’avance ?
- Oui. Laisser refroidir, conserver au réfrigérateur jusqu’à 48 heures. Réchauffez doucement sur feu doux ou au four à 140–150°C jusqu’à 70°C interne.
- Peut-on doubler les quantités ?
- Oui, en veillant à augmenter la capacité du récipient et en prolongeant légèrement la cuisson; la réduction de la sauce demandera plus de temps.
- Peut-on remplacer le beurre par de l’huile ?
- Oui, mais une perte partielle d’arômes est à prévoir. Utilisez environ ¾ de la quantité en huile d’olive.
- Comment vérifier la cuisson ?
- La viande doit se détacher facilement sans se défaire en purée; la chair est souple sous la fourchette et la sauce nappante forme un film en surface.
- Que faire en l’absence de l’ingrédient X ?
- Si les tomates fraîches manquent, utilisez des tomates concassées en conserve. En l’absence de vin, compensez par bouillon + vinaigre comme indiqué ci‑dessus.
Comment je le sers
Je dresse la viande nappée d’une cuillère de sauce brillante, les carottes à côté pour jouer sur les textures. J’accompagne d’une purée légère, d’une polenta crémeuse ou de tranches de pain rustique. Pour la fraîcheur, j’ajoute une fine gremolata (zeste de citron, persil, ail) à saupoudrer au dernier moment.
Notes
- Conservation : réfrigérateur 48 heures, congélation 3 mois en contenant hermétique.
- Réchauffage : porter à une température interne sûre; pour la volaille, respecter 75°C pour le poulet. Pour ce plat, réchauffer jusqu’à ce que la sauce frémisse.
Conclusion
Conclusion : Cette recette offre une approche fiable et maîtrisée, idéale pour obtenir une viande fondante et une sauce structurée, avec des repères techniques simples garantissant une reproduction constante et un bel équilibre entre douceur des carottes et acidité contrôlée de la tomate.
