4 conseils essentiels pour le jardinage en hiver
Si le jardinage ne séduit pas tout le monde, nombreux sont ceux qui aiment entretenir leur potager personnel ou un petit lopin dans un jardin communautaire. Bien que l’activité soit souvent associée à l’été, il est tout à fait possible de cultiver un jardin toute l’année, avec un éventail de légumes et d’herbes aromatiques adaptés aux saisons.
On peut envisager le jardin d’hiver de deux manières :
- cultiver des légumes d’hiver pendant les mois froids,
- maintenir le jardin durant l’hiver pour une récolte printanière. Comme nous sommes déjà en automne, nous nous concentrerons davantage sur cette seconde approche.
Pas d’inquiétude si vous n’avez pas planifié votre jardin hivernal à l’avance. Dans de nombreuses régions, il est encore possible de semer vos légumes d’hiver ou de printemps en automne. Si les températures sont déjà trop basses ou s’il y a de la neige, envisagez de démarrer vos semis à l’intérieur ou sous serre.
Les 4 avantages du jardinage hivernal et conseils pratiques pour débutants
1. Éliminez les plantes malades et laissez les autres en place
Si les plantes fanées peuvent rester sur place pour se décomposer et enrichir le sol, certaines abritent maladies, parasites ou champignons. Si vous aviez repéré des signes d’infection durant la saison mais n’aviez pas eu le temps d’intervenir, c’est le moment de les retirer. Les autres souches protégeront la terre en réduisant l’érosion hivernale et offriront un refuge aux pollinisateurs pendant la saison froide.
2. Débarrassez-vous des mauvaises herbes invasives
Souvenez-vous de la renouée qui s’est installée dans votre framboisier, ou de la ronce himalayenne qui envahit les abords de votre jardin ? Il faut agir maintenant. Arrachez ces indésirables et jetez-les à la poubelle ou étouffez-les sous une bâche ou un voile de jardinage.
Attention, la plupart des plantes invasives peuvent reprendre vie dans un compost ou un tas de déchets végétaux. Ne cherchez pas à les déplacer ailleurs dans votre jardin car elles reviendraient rapidement. L’éradication complète est la seule méthode efficace pour préserver vos cultures de l’année suivante.
3. Améliorez la qualité du sol en vue du printemps
Si beaucoup attendent le printemps pour enrichir la terre, l’automne est une période idéale pour incorporer du fumier, du compost ou des engrais organiques comme la farine d’os, les algues ou la phosphate naturelle. Dans la plupart des climats, ces apports auront le temps de se décomposer et de nourrir la vie microbienne du sol avant la reprise des cultures.
En plus de cela, vous aurez déjà en partie préparé le terrain pour la haute saison. Après l’apport d’amendements, vous pouvez pailler ou semer un couvert végétal pour protéger le sol des pluies d’hiver qui risqueraient de lessiver les nutriments hors de la zone racinaire active, surtout dans les bacs surélevés qui drainent plus rapidement. Retirez ensuite ce paillage au début du printemps, avant de planter.
4. Semez des cultures de couverture
Dans de nombreux climats, la fin de l’été ou le début de l’automne sont propices au semis de plantes de couverture comme le seigle, la vesce ou le trèfle. Ces cultures limitent l’érosion, aèrent les sols compactés et enrichissent la matière organique des plates-bandes.
Les légumineuses comme le trèfle ou les pois de champ augmentent la teneur du sol en azote disponible pour vos légumes. En règle générale, il est conseillé de semer les plantes de couverture environ un mois avant les premières gelées sévères ; certaines variétés sont toutefois plus résistantes que d’autres.
N’hésitez pas à consulter un conseiller local ou un spécialiste des semences pour choisir la meilleure culture de couverture selon votre région.
