Comment cultiver la fleur sucrée Candy pour l’alimentation et la beauté

Comment cultiver la fleur sucrée pour l’alimentation et l’esthétique

Si vous souhaitez essayer une plante un peu différente, la fleur sucrée est délicieuse, nutritive et très décorative. Facile à cultiver, elle s’adapte particulièrement bien aux endroits partiellement ombragés. Cette plante mérite d’être plus largement cultivée !

Connue aussi sous les noms de beauté printanière de Sibérie, pourpier rose, laitue des mineurs ou encore anipaswa’Kul (Cowlitz), cette plante fleurie possède une histoire fascinante.

Son cycle de vie est bref mais splendide, avec des petites feuilles en rosette d’un coloris vif. Comestible, médicinale et décorative, elle apporte une touche de couleur à votre jardin.

Qu’est-ce que la fleur sucrée ?

Claytonia sibirica est originaire des îles de la Commande en Sibérie ainsi que de l’ouest de l’Amérique du Nord, particulièrement dans le Nord-Ouest Pacifique.

En recherchant des informations sur la fleur sucrée, vous trouverez souvent des articles parlant du pourpier d’hiver, la cousine qui pousse dans des conditions similaires. Ces plantes vivaces à courte durée de vie atteignent environ 30 cm de hauteur et offrent de petites fleurs au printemps et en été.

C. sibirica appartient à la famille des Montiaceae, tout comme C. perfoliata, le pourpier d’hiver.

À la lecture de son nom, on pourrait croire que ses pétales ont un goût sucré comme un bonbon. Bien que ce soit tentant, ce n’est pas le cas. Les pétales rayés ont un goût légèrement sucré, mais sans rappel de friandise. En revanche, les feuilles ont une saveur fraîche rappelant la laitue et le concombre, avec une texture juteuse et charnue.

Les pétales s’épanouissent généralement du blanc au rose. Dans la nature, la fleur sucrée pousse près des rivières, dans les forêts et les prairies.

Dans les années 1850, le pourpier d’hiver était utilisé pour combattre le scorbut pendant la ruée vers l’or en Californie, d’où son surnom de « laitue des mineurs ». Aujourd’hui, on le consomme cru ou cuit, comme n’importe quelle laitue de jardin.

Pourpier rose ou pourpier commun : comment les différencier ?

Parfois confondu avec le pourpier commun (Portulaca oleracea) à cause de son nom, le pourpier rose se distingue facilement par son aspect. Le pourpier commun ne produit pas les mêmes fleurs ni la même forme de feuilles en rosette.

Le pourpier d’hiver a des feuilles en forme de disque, différentes du pourpier rose et commun, ce qui facilite leur identification.

Toutes ces variétés de pourpier se consomment fraîches, notamment en salade. Cet article se concentre toutefois sur les exigences de culture de la fleur sucrée.

Conditions idéales de culture

La fleur sucrée préfère les emplacements mi-ombragés ou faiblement ensoleillés. Vous pouvez la cultiver comme une vivace dans les zones USDA 5 à 10, ou en annuelle ailleurs.

Dotée d’un système racinaire peu profond, elle se développe bien en pot comme en pleine terre. Avant la plantation, assurez-vous d’avoir un sol adapté.

Dans son milieu naturel, le pourpier rose apprécie un sol peu salin, riche en nutriments. Privilégiez donc un terreau léger, riche en humus, bien drainé et légèrement acide, avec un pH entre 5,5 et 7,0.

Si votre sol n’est pas idéal, amendez-le généreusement avec du compost bien décomposé ou du fumier pour l’enrichir et l’aérer.

Semis des graines de fleur sucrée

Les graines nécessitent une période de froid pour germer. Semez-les en pleine terre après octobre ou placez-les dans du sable humide au réfrigérateur pendant quelques mois.

Lorsque les températures diurnes dépassent 18°C, mettez les graines en terre. Vous pouvez aussi démarrer la culture en pot à l’intérieur puis sortir les plants une fois les températures plus clémentes.

Espacez les graines de 5 à 10 cm dans le sol, ou semez une graine par pot de 7 cm de diamètre. Enfoncez-les d’environ 1 cm. Vous pouvez aussi parsemer les graines en surface pour récolter des micro-pousses.

Arrosez chaque matin les premières semaines jusqu’à la germination. Le sol doit rester constamment humide.

Les plants sont prêts au repiquage dès qu’ils porte entre 3 et 5 feuilles.

Pensez à acclimater progressivement les plants issus de l’intérieur au climat extérieur et surveillez leur hydratation après transplantation.

Entretien des plants de fleur sucrée

Cette plante réclame un sol constamment humide. Elle ne doit jamais subir de dessèchement prolongé, sous peine de flétrir et de mettre du temps à se rétablir.

Surveillez régulièrement le taux d’humidité du sol, qui doit rester comparable à une éponge bien essorée. Arrosez dès qu’il s’assèche, en réduisant les apports en hiver.

Fertilisation

Cette plante n’a pas besoin d’engrais particulier. Cependant, en sol pauvre, un apport de fertilisant à libération lente au printemps peut être bénéfique.

Taille

Pendant la période de croissance et de floraison, taillez régulièrement les feuilles pour garder une allure soignée.

Supprimez les feuilles sèches avec un sécateur. Si le substrat semble appauvri, desséché ou envahi par les racines, envisagez un rempotage.

La fleur sucrée a tendance à se ressemer spontanément. Pour contrôler sa répartition, arrachez les plantules indésirables.

Principaux ravageurs et maladies

Si vous respectez ses conditions de culture, la fleur sucrée est robuste. Ses soucis majeurs proviennent plutôt d’un arrosage inadéquat ou d’un excès d’ombre.

Anthracnose

Cette maladie fongique se manifeste par des taches brunes ou grises sur les feuilles ou les tiges. En cas de progression, elle provoque la chute totale des feuilles et peut anéantir la plante.

En cas de détection précoce, retirez les feuilles atteintes. Si l’infection est trop avancée, appliquez un fongicide à base de cuivre.

Pour prévenir cette maladie, assurez-vous d’une bonne circulation d’air et arrosez avec modération. La plante doit recevoir entre 6 et 8 heures de soleil quotidien.

Pucerons

Au printemps, les pucerons peuvent attaquer la fleur sucrée, en suçant la sève et en causant des déformations foliaires ou un flétrissement.

Si vous constatez ces symptômes, consultez un guide de lutte biologique et mécanique contre les pucerons pour agir rapidement.

Récolte de la fleur sucrée

Lorsque les conditions climatiques et culturales sont optimales, vous pouvez commencer la récolte dès huit semaines après le semis.

Cueillez les feuilles à maturité avec un couteau ou des ciseaux, en gardant au moins les deux tiers de la plante pour assurer les récoltes futures.

Consommez-les rapidement, car les feuilles se gardent mal.

Après cueillette, placez-les dans un récipient couvert d’un linge humide et conservez-les au réfrigérateur pendant 6 à 8 jours.

Les micro-pousses, quant à elles, s’apprêtent à la récolte au bout de quelques semaines seulement.

L’ensemble de la plante est comestible, une excellente source de vitamine C, magnésium, potassium et fer. Elle est parfaite pour des salades saines ou en cuisine.

Autrefois, elle était aussi utilisée en médecine traditionnelle, notamment contre les douleurs oculaires.