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Comment Planter, Cultiver, Entretenir et Récolter le Galanga
Parfois, on a envie de cultiver des plantes un peu moins courantes dans son potager, surtout lorsqu’on les utilise fréquemment en cuisine et qu’on souhaite les avoir à portée de main. Si vous appréciez le galanga, pourquoi ne pas essayer de le cultiver ?
Bien que l’on puisse en trouver dans la plupart des épiceries asiatiques et de plus en plus dans les supermarchés, la racine fraîchement récoltée offre une saveur et une texture incomparables. De plus, les jeunes pousses, feuilles, fleurs et baies sont également comestibles, ce qui fait du galanga une plante très polyvalente.
Si votre climat ne convient pas, vous pouvez aussi le cultiver en pot à l’intérieur, où il fera un magnifique plante d’intérieur. Prêt à vous lancer ? C’est parti !
Qu’est-ce que le galanga ?
Le galanga (Alpinia galanga) est une plante de la même famille botanique que le gingembre (Zingibéracées). Les racines se ressemblent, et ces deux plantes sont souvent utilisées dans la cuisine d’Asie du Sud-Est.
Le rhizome est la partie la plus couramment utilisée en cuisine et en médecine, mais les feuilles, pousses, fleurs et baies sont aussi comestibles.
La plante produit de superbes fleurs roses, jaunes ou blanches avec un centre rouge. Ces fleurs donnent de petites baies au goût proche de la cardamome.
Le galanga est également une plante médicinale répandue en Inde, en Chine et au Japon, utilisée notamment pour traiter le diabète et les troubles digestifs. Des études ont démontré ses propriétés anti-inflammatoires, antifongiques et anti-flatulentes.
Ce pouvoir thérapeutique est reconnu depuis des siècles, des Romains au IXe siècle jusqu’aux traditions asiatiques plus anciennes.
Le galanga a une saveur piquante et résineuse rappelant la pinède, en contraste avec le goût terreux du gingembre. Sa peau est plus brillante que celle du gingembre, qui est mate et papyracée.
Les variétés de galanga
Il existe deux principales variétés : le galanga « majeur » (A. galanga) et le galanga « mineur » (A. officinarum). Le galanga mineur est plus petit et plus aromatique que le galanga majeur.
Les deux se cultivent de la même manière et peuvent être utilisés en cuisine, selon vos préférences et les disponibilités.
Le galanga majeur est le plus couramment vendu en supermarchés, mais vous pouvez cultiver celui que vous préférez.
Planter et multiplier le galanga
Comme beaucoup de plantes issues de rhizomes, le galanga est facile à cultiver. Quel que soit le mode choisi, espacez les rhizomes d’au moins 45 cm à la plantation.
Par division
C’est la méthode la plus simple : une fois la plante installée, vous pouvez la diviser pour en avoir davantage. Au printemps ou à l’automne, déterrez la plante entière en prenant soin de conserver le maximum de racines.
Utilisez une bêche large pour la extraire du sol, la soulevant délicatement. Préparez-vous à un peu d’effort, surtout si le plant est volumineux.
Si la plante est trop grande, vous pouvez prélever seulement une partie en creusant au centre et en détachant un segment avec racines.
Nettoyez la terre et coupez le rhizome en sections de 10 à 15 cm, avec au moins un bourgeon par morceau. Ces bourgeons ressemblent aux yeux de la pomme de terre, ce sont de petites taches circulaires sombres.
Je préfère commencer les divisions en pots, avec un terreau enrichi, dans un récipient deux fois plus grand que la racine. Plantez le morceau à 5-7 cm de profondeur, la pousse vers le haut.
Arrosez généreusement et repiquez en pleine terre ou dans un grand pot une fois que les nouvelles pousses apparaissent. Il faut au moins un pot de 19 litres (5 gallons) pour cultiver le galanga en conteneur.
À partir de rhizomes achetés
Contrairement à la plupart des légumes du commerce, les rhizomes de galanga frais conviennent parfaitement à la multiplication.
Choisissez un rhizome ferme, brillant et sain. Coupez-le en morceaux de 10 à 15 cm en veillant à conserver un maximum de bourgeons sur chaque partie.
Plantez ces divisions directement au jardin au printemps, ou dans un pot à l’intérieur à transférer plus tard au jardin ou conservé en pot s’il est suffisamment grand.
Les graines
Le galanga produit des fleurs et parfois des graines, mais celles-ci sont généralement stériles ou ne produisent pas de plants fidèles. Il n’est donc pas recommandé de planter des graines.
Entretien du galanga
Dans les zones USDA 9 à 12, le galanga se cultive comme une plante vivace. En zones 7 à 8, elle peut pousser comme une annuelle.
Attention, une légère gelée endommage le feuillage qui meurt rapidement. Privilégiez la culture en pots que vous pourrez rentrer en cas de froid.
Vous pouvez aussi le garder en intérieur près d’une fenêtre bien ensoleillée. N’utilisez pas de pots trop petits, car cela freine le développement des rhizomes. Un pot d’au moins 19 litres est idéal pour la culture intérieure.
La température du sol doit rester supérieure à 16°C, sans chute nocturne notable.
Installez votre galanga en plein soleil à mi-ombre. Il apprécie l’exposition lumineuse mais bénéficie d’un peu d’ombre en milieu de journée lors de fortes chaleurs. Évitez les zones ombragées toute la journée.
Le sol doit être bien drainé mais constamment frais, avec un pH entre 6,0 et 7,8. En terre pauvre, incorporez un compost bien décomposé pour améliorer à la fois le drainage et la rétention d’eau.
Arrosez régulièrement pour maintenir une humidité constante, comparable à celle d’une éponge essorée. Méfiez-vous des excès d’eau qui provoquent la pourriture.
En pot, surveillez particulièrement le dessèchement. Pensez à ajouter des agents hydrorétenteurs naturels dans le substrat.
Fertilisez une fois par mois au printemps et en été avec un engrais doux multigénéral, arrosé abondamment pour bien faire pénétrer.
Un paillage épais de 7 à 8 cm aidera à protéger les racines des variations climatiques et à préserver l’humidité.
Plantations compagnes adaptées au galanga
- Citronnelle
- Gingembre
- Menthe
- Coriandre
- Sceau de Salomon odorant (Aspérule odorante)
Plantes à éviter à proximité du galanga
- Tomates
- Aubergines
- Piments
- Concombres
Les problèmes courants et solutions
Pourriture des racines
Le galanga aime un sol humide, mais pas détrempé. L’eau stagnante provoque une pourriture qui se manifeste par un jaunissement et un flétrissement inexpliqué des feuilles.
Déterrez la plante, inspectez les racines et coupez celles qui sont molles, noires ou pourries. Supprimez aussi le feuillage abîmé.
Replantez dans un endroit bien drainé, éventuellement après un traitement au cuivre.
Rouille
Elle se présente sous forme de petites taches blanches au revers des feuilles qui évoluent en plaques rouillées. Les feuilles jaunissent, meurent et tombent.
À la moindre infection, supprimez les feuilles malades. Diminuez l’arrosage et évitez les excès d’engrais.
Pour prévenir la rouille, ne plantez pas dans des endroits ombragés, froids et humides. Arrosez au pied uniquement et traitez rapidement au cuivre si nécessaire.
Tétranyques
Les tétranyques peuvent parfois attaquer le galanga. Il est conseillé de surveiller la plante et de consulter des guides de lutte adaptés à ces petits acariens.
Récolter le galanga
La récolte peut se faire dès trois mois après la plantation, mais elle est optimale après 10 à 12 mois. Plus vous attendez, plus le rhizome grossit, mais attention, il devient rapidement ligneux et moins agréable.
Pour récolter, déterrez toute la plante ou prélevez seulement les extrémités au bord du toupet à l’aide d’une fourche-bêche.
Nettoyez la terre, retirez le feuillage, et divisez le système racinaire en morceaux suivant les séparations naturelles.
Si vous souhaitez replanter une partie, conservez des rhizomes avec bourgeons et écartez les parties abîmées ou malades du feuillage avant le rempotage.
Pour faciliter les récoltes futures, vous pouvez aussi ne prélever que les parties périphériques, laissant le cœur se développer. Cela évite de perturber la plante et permet une production régulière. Le galanga devient alors souvent une plante imposante qui peut faire de l’ombre à d’autres plantes ensoleillées.
Utilisations du galanga
Le plus courant est d’éplucher le rhizome et de couper la chair intérieure pour la cuisiner crue ou cuite, notamment dans les soupes, ragoûts et currys. Mais vous pouvez aussi varier les usages.
Le galanga peut être confit ou utilisé dans des desserts comme le gâteau au galanga, la tarte aux pêches, ou râpé en garniture sur des fruits cuits.
Les feuilles peuvent être bouillies, les fleurs consommées fraîches, et les baies séchées pour servir d’épice.
5 conseils pour une culture optimale du galanga
- Le soleil est essentiel : choisissez l’endroit le plus ensoleillé du jardin. En climat chaud, une ombre légère l’après-midi est bénéfique.
- Paillage : étalez un paillis de qualité, riche en matière organique bien décomposée, d’au moins 7 cm d’épaisseur.
- Fertilisation : utilisez un fumier bien décomposé ou un engrais doux. Le sang séché ou la farine d’os sont particulièrement efficaces, à répartir autour de la base et à arroser.
- Récolte : le galanga ne montre pas de signe distinctif de maturité comme le gingembre ou le curcuma. Attendez 12 mois ou que la plante atteigne au moins 90 à 110 cm de haut pour une bonne récolte.
- Gestion des ravageurs : en jardinage naturel, laissez un peu d’attaque sur les feuilles, car le galanga est robuste. Intervenez uniquement si les nuisibles deviennent trop nombreux.
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