Les bienfaits du jardinage sur la santé mentale
Si vous avez déjà ressenti un mieux-être après avoir jardiné, ce n’est pas qu’une impression. De nombreuses études scientifiques soulignent les effets positifs du jardinage sur la santé mentale, notamment pour combattre l’anxiété et la dépression.
Pour ma part, je fais régulièrement face à l’anxiété. En cette période de pandémie mondiale et de mouvements sociaux intenses, tout semble incertain.
Mes inquiétudes constantes ont laissé place à une profonde tristesse et un sentiment de désespoir. Au début du confinement, démarrer mes semis m’a offert un point d’ancrage positif. Je ne suis pas seule : le jardinage est une échappatoire bénéfique accessible à tous.
Les bienfaits du jardinage sur la santé mentale
Au départ, mon intérêt pour le jardinage tenait surtout à la volonté de comprendre d’où venait mon alimentation. Je ne pensais pas à l’impact bénéfique que cette activité pouvait avoir au-delà de l’éducatif.
Pourtant, le jardinage offre une multitude de bienfaits, y compris pour la santé mentale.
Il est bien connu que le jardinage est une activité physique exigeante. Désherber, bêcher, construire des supports, récolter… tous ces gestes améliorent la forme physique.
Mais ses effets bénéfiques vont aussi au-delà du corps. Des recherches ont montré que jardiner réduit l’anxiété et aide à lutter contre la dépression.
Plusieurs études indiquent que le simple fait de passer du temps en plein air, que ce soit dans un jardin ou ailleurs, favorise une meilleure gestion des émotions et diminue l’activité des zones cérébrales liées au stress et aux inquiétudes.
Comme on est généralement dehors en jardinant, cette activité procure les mêmes effets apaisants que d’autres sorties en nature.
Jardiner est une activité relaxante qui apaise le stress quotidien et les angoisses tenaces. Elle offre une distraction bienvenue dans les moments difficiles.
Comment le jardinage améliore votre santé mentale
Jardiner est un excellent moyen d’échapper aux tensions et d’éviter de ruminer les soucis.
C’est aussi un passe-temps exigeant qui demande concentration, persévérance et volonté. Le jardinage, en combinant détente et défis, procure une satisfaction équilibrée.
Voici comment le jardinage agit sur votre mental.
L’exercice physique bénéfique pour l’esprit
Les avantages physiques du jardinage s’accompagnent d’effets positifs sur la santé mentale. Même s’il n’est pas aussi intense que la course ou le vélo, le jardinage engage le corps par diverses tâches physiques.
L’exercice, sous toutes ses formes, est reconnu pour réduire les symptômes d’anxiété et de dépression.
De plus, le fait d’être dehors permet de profiter du soleil et de la vitamine D, essentielle pour la santé globale et la régulation de l’humeur.
Le jardinage et la pleine conscience
Le jardinage invite à pratiquer la pleine conscience. Chaque fois que vous admirez le résultat de votre travail, vous êtes pleinement présent à l’instant.
Cette activité demande une grande concentration. En semant ou en débarrassant vos plantes des parasites, vous focalisez votre esprit sur l’action, laissant moins de place aux pensées anxieuses.
Cette forme de pleine conscience, qu’elle soit volontaire ou non, est une stratégie précieuse pour gérer anxiété et dépression.
Trouvez votre point d’équilibre
Les jardiniers expérimentés savent qu’il est possible de choisir l’aspect du jardinage qui leur convient selon leur état d’esprit. Quand je suis stressée, je privilégie les tâches simples et familières comme arroser ou désherber. Ces gestes apaisent lors des moments de dépression.
Quand ma tante est décédée, mon énergie pour jardiner a considérablement diminué. La dépression fait perdre l’intérêt pour ses passions.
Je n’arrivais plus à préparer mes semis ni organiser mes plates-bandes. J’ai donc acheté des plants en pépinière pour combler le jardin après le dernier gel.
Je me suis concentrée sur l’arrosage et le désherbage, des activités raisonnables. Ces instants passés dehors ont adouci mon chagrin et m’ont aidée à traverser ce deuil.
Même épuisée émotionnellement, je trouvais du réconfort chaque fois qu’une plante fleurissait ou donnait des fruits.
En période d’anxiété aiguë, le jardinage joue un autre rôle vital : il sert de point d’ancrage mental. Lorsque mes pensées s’agitent, dresser une liste de tâches au jardin me calme.
Pendant la pandémie, prendre soin de mes jeunes plants m’a donné un sentiment d’utilité. Voir leur croissance m’a permis de penser à l’avenir plutôt que d’être submergée par la crise mondiale. Le jardin était une distraction porteuse d’espoir.
Le lien social
Un autre bénéfice du jardinage pour la santé mentale vient des échanges humains. Le contact social diminue le stress psychologique.
Dans un jardin communautaire, on rencontre naturellement d’autres jardiniers.
Si vous n’avez pas accès à ce type d’espace, pourquoi ne pas chercher des passionnés dans votre quartier ? Un passant qui cultive des légumes devant sa maison peut devenir un ami.
Renseignez-vous aussi sur les associations horticoles locales ou les échanges de graines au printemps. Vous enrichirez votre cercle social et partagerez des moments conviviaux autour du jardin.
Le souffle de la créativité
Les études démontrent que les activités créatives aident à réduire le cortisol, l’hormone du stress.
Le jardinage ne se limite pas à une simple corvée pour certains ; le plaisir de concevoir un jardin ou un paysage est une source de joie et d’épanouissement.
Le jardinage ne remplace pas un traitement
Le jardinage est un atout précieux pour les personnes souffrant d’anxiété ou de dépression, mais ce n’est pas un remède miracle.
Il peut s’intégrer dans un plan de soin global, cependant, si vos troubles persistent, il est essentiel de consulter un professionnel de santé mentale.
Ce loisir n’apporte pas de soulagement immédiat à tout le monde. Par exemple, en hiver, quand mon jardin se repose, je dois trouver d’autres moyens pour stimuler mon mental et me relaxer.
Si le jardinage ne vous apporte pas l’apaisement attendu, cela reste parfaitement normal.
En revanche, il favorise bien souvent un mieux-être durable, en vous aidant à vous concentrer sur ce qui vous procure joie et sérénité.
Quel type de jardin privilégier ?
Il est important de noter que les bienfaits sur la santé mentale du jardinage ne dépendent pas de la taille ni du type de jardin.
Qu’il s’agisse d’un balcon avec quelques herbes aromatiques ou d’un vaste potager, l’essentiel est d’être en contact avec la nature.
Ni vos compétences, ni votre expérience ne sont des barrières. Débutants comme jardiniers chevronnés peuvent profiter pleinement de cette activité.
Une étude de 2017 a même montré que quelques minutes passées au jardin suffisent pour bénéficier des effets positifs sur le moral.
Avec le regain d’intérêt actuel pour les semences et les plantes, il est évident que nous réalisons l’importance vitale des espaces extérieurs.
Plus que jamais, cultiver son propre potager est une compétence précieuse, longtemps oubliée par nos sociétés.
J’espère que ces jardins « de la victoire » réinventés durant la pandémie rappellent à tous que passer du temps au jardin nourrit autant l’âme que le corps.
