14 Arbres et Arbustes Médicinaux Courants aux Propriétés Guérisseuses Profondes

14 arbres et arbustes médicinaux aux vertus remarquables

Nous apprécions les arbres de nos jardins pour leur ombre, leur bois de chauffage ou leurs fruits. Mais saviez-vous que beaucoup d’entre eux possèdent également des propriétés médicinales surprenantes ? Cet article vous présente 14 arbres et arbustes aux bienfaits thérapeutiques, qui pourraient bien pousser sur votre terrain. Sinon, pensez à les introduire chez vous.

Depuis des millénaires, les humains et les animaux se servent des arbres comme sources de remèdes naturels. Il est même probable que l’observation des animaux a aidé à découvrir l’usage des plantes médicinales !

1. Saule (Salix spp.)

Avant l’aspirine, on utilisait l’écorce de saule. Cette écorce contient un principe actif, la salicine, qui se transforme dans notre corps en acide salicylique, l’ingrédient antidouleur présent dans certains anti-inflammatoires vendus en pharmacie.

Elle soulage divers maux comme les douleurs lombaires, les céphalées et les douleurs menstruelles. Avoir du saule dans son jardin est donc un véritable atout pour un potager autonome et bien équipé en remèdes contre la douleur.

2. Cerisier (Prunus avium, P. serotina, P. virginiana)

Amateurs de fruits, réjouissez-vous : le cerisier offre aussi d’importantes propriétés médicinales. Fruits, écorce, feuilles et fleurs possèdent des effets anti-inflammatoires et antimicrobiens.

L’écorce, en sirop ou en extrait, traite particulièrement les infections respiratoires accompagnées de toux sèche. Elle agit comme antispasmodique et relaxant respiratoire, soulageant les inflammations pulmonaires.

Les feuilles, tiges et fleurs luttent contre certaines bactéries et infections urinaires. Le sirop ou la tisane d’écorce a aussi des vertus apaisantes sur l’insomnie et les bouffées de chaleur.

3. Pêcher (Prunus persica)

Outre son fruit délicieux, le pêcher est reconnu depuis l’Antiquité orientale pour traiter les troubles digestifs comme la diarrhée, la dysenterie, les nausées et vomissements, ainsi que les inflammations liées à la chaleur.

Il est particulièrement efficace contre les bouffées de chaleur de la ménopause, les piqûres d’insectes inflammatoires et la fatigue liée à la chaleur. La teinture composée d’écorce, rameaux, feuilles et fleurs peut être utilisée en interne comme en externe.

Le fruit et la peau du pêcher possèdent aussi des effets anti-inflammatoires, la peau étant appliquée en cataplasme sur les inflammations cutanées.

4. Sureau noir (Sambucus nigra)

Le sirop de sureau est un remède ancien contre le rhume et la grippe, grâce à ses propriétés antibactériennes, antivirales, immunomodulatrices et anti-inflammatoires, renforcées par une forte teneur en vitamines A et C.

Lors de la pandémie, il a démontré sa capacité à réduire symptômes et durée de maladies infectieuses comme le Covid-19. Le sureau est donc un allié précieux à cultiver; idéalement, plantez-en plusieurs pour assurer une bonne pollinisation.

5. Aulne (Alnus spp.)

L’aulne, souvent présent au bord des rivières, possède des vertus antimicrobiennes, antivirales, antifongiques, anti-inflammatoires, astringentes et antioxydantes.

Il est efficace sur les plaies suppurantes, les cloques et pour soulager maux de gorge ou gencives enflammées. Certaines espèces, comme l’aulne népalais ou l’aulne rouge d’Amérique du Nord, accélèrent la cicatrisation.

On l’utilise généralement en teinture préparée à partir des rameaux, cônes et chatons.

6. Aubépine (Crataegus spp.)

Au-delà de sa beauté, l’aubépine est une référence dans le traitement des maladies cardiaques depuis des millénaires. Son écorce, ses feuilles et ses baies contribuent à abaisser la tension, améliorer la fonction cardiaque et soulager l’insuffisance cardiaque congestive.

Ses flavonoïdes et autres composés sont des anti-inflammatoires et antioxydants puissants. Attention toutefois, cette plante fluidifie le sang et est déconseillée aux hémophiles ou aux personnes sous anticoagulants.

7. Peuplier (Populus spp.) – Tremble ou peuplier deltoïde

Très répandus, les bourgeons et rameaux de peupliers ont des propriétés anti-inflammatoires et antidouleur utilisés en usage interne et externe.

Un baume à base de ces bourgeons soulage l’arthrite rhumatoïde, l’arthrose et les blessures musculosquelettiques. Combiné avec le frêne et la verge d’or, il peut remplacer certains anti-inflammatoires chimiques.

Les peuples autochtones utilisaient ces infusions contre maux de gorge, douleurs dentaires et ulcères gastriques.

8. Févier d’Amérique (Gleditsia triacanthos)

Les jeunes gousses du févier sont comestibles et possèdent un goût sucré naturel. Ses feuilles renferment un alcaloïde (la sténocarpine) qui agit comme anesthésique local et analgésique.

On prépare des cataplasmes ou teintures pour soulager douleurs et inflammations causées par l’arthrite, bursite, tendinite, entorses et contusions. Attention toutefois à la consommation des graines ou des gousses, pouvant provoquer de sévères troubles digestifs.

9. Olivier (Olea europaea)

Si vous résidez en zones USDA 8 à 10, l’olivier peut être une précieux atout. Ses feuilles sont anti-inflammatoires et antivirales.

L’extrait de feuille d’olivier lutte contre le zona grâce à l’oléuropéine qui bloque la multiplication du virus varicelle-zona. Il est aussi efficace contre le virus de l’herpès, les infections à candida, les mycoses et les infections buccales.

10. Eucalyptus (Eucalyptus spp.)

L’huile essentielle d’eucalyptus est une alliée contre l’asthme, la bronchite, la pneumonie, la tuberculose et la BPCO, notamment en inhalation de vapeur.

Elle soulage congestion et toux lorsqu’elle est utilisée en baume pour la poitrine. Ses propriétés antimicrobiennes la rendent aussi utile pour désinfecter coupures et surfaces.

11. Larbier (Larrea sp.)

Ce petit arbre ou arbuste du sud-ouest des États-Unis est traditionnellement employé pour soigner piqûres d’insectes, plaies et infections.

Il contient des composés antiviraux, antifongiques, antibactériens, antiprotozoaires, antioxydants et anticancéreux. Les onguents préparés avec ce plante accélèrent la cicatrisation et minimisent les cicatrices.

12. Cèdre (Cedrus spp.)

Les feuilles de cèdre exhalent un parfum apaisant et stimulant. Elles possèdent des propriétés antimicrobiennes grâce à la présence de cedrol et autres composants actifs.

L’huile extraite est utilisée pour traiter infections cutanées, désinfecter objets et surfaces, et nettoyer les voies respiratoires via inhalation.

Les baies riches en vitamine C servaient à prévenir le scorbut. Attention, leur usage interne peut être toxique pour les reins, particulièrement chez les personnes fragiles.

13. Pin (Pinus spp.)

La résine de pin est une ressource précieuse pour soigner coupures, éraflures, éclats et piqûres d’insectes. Le thé de needles calme toux, rhumes et fièvres, tandis que la décoction d’écorce soulage les douleurs musculaires.

Legèrement antiseptique et anti-inflammatoire, la résine entre dans la composition de baumes pour extraire toxines et soulager la toux.

Attention, certaines espèces comme le pin ponderosa ou le jack pine sont toxiques et à éviter.

14. Épicéa (Picea spp.)

Les jeunes pousses d’épicéa sont riches en vitamines A et C et possèdent des propriétés antifongiques, antimicrobiennes et antiseptiques.

Le thé d’épicéa réchauffant prévient maladies hivernales. L’extrait de certaines espèces, comme l’épicéa de Norvège, est prometteur contre des bactéries résistantes aux antibiotiques.

La résine est aussi envisagée comme traitement contre des infections bactériennes sévères.

Un mot de prudence sur l’usage des arbres médicinaux

Ces arbres sont de précieux alliés pour composer votre pharmacie naturelle. Apprenez à les connaître, cultivez-les avec soin, et récoltez de manière responsable pour constituer vos remèdes maison.

Toutefois, consultez toujours un professionnel de santé avant d’utiliser des plantes médicinales, car allergies ou interactions médicamenteuses sont possibles. Ces informations sont données à titre informatif et ne remplacent pas un avis médical.